Gloire au Turkmenbachi !

Publié le par El Charpi

Pour fêter mon retour, je vais vous parler de l'un des grands de ce monde, trop méconnu malheureusement, le grand "Turkmenbachi" (chef des turkmènes). Pas celui actuellement au pouvoir (un dictateur ordinaire), mais son prédecesseur, le glorieux Saparmyrat Nyyazov (1940-2006).

Il ressemblait à ça :
Curieux personnage que Saparmyrat Nyyazov. Membre du PC à l'époque de l'URSS, il a conservé lors de son éclatement la mainmise sur ce petit pays, classé encore aujourd'hui avant-dernier en terme de liberté de la presse (juste devant la Corée du Nord, yahou !).

Bon, c'était un gros dictateur sanguinaire et égocentrique, ça, c'est relativement banal.
Mais, ce qui se remarque le plus chez lui, c'est sa petite touche "malade mental aux décisions absurdes", en faisant une sorte de descendant moderne de Caligula.

Parmi les grandes lignes de conduite de l'ancien dictateur turkmène...

1 - La Neutralité.


En gros, le turkmenbachi était ami avec tout le monde. Surtout avec les financiers. De Gasprom (dont il était un des fournisseurs en gaz) à Bouygues (qui était l'entrepreneur favori du dictateur), le turkmenbachi aimait tous les puissants, et ne voulait de mal à personne. Tant qu'on le laissait faire joujou avec son peuple. Ci-dessous, l'Arche de la Neutralité, avec dessus une statue de lui en or massif qui s'oriente toujours vers le Soleil.


2 - Lui-même.

Ca c'est peut-être vu dans la photo précédente, mais le Turkmenbachi s'aimait beaucoup.
Culte de la personnalité ordinaire, me direz-vous, effectivement.
Mais je pense que c'est le seul de tous les dictateurs totalitaires à avoir osé dire "Personnellement, je suis opposé à ce que l'on voie des images ou des statues de moi dans les rues... mais c'est ce que veut le peuple. ".

3 - Sa mère.

Gurbansoltan Eje. C'est le nom de sa mère. Eh ben il l'aimait bien, sa mère, le Turkmenbachi. Parce que, sous son règne, il a donné ce nom à des stades, des places, des rues, des villes... Mais il a aussi renommé le mois d'avril, une comète, l'année 2003, et même le pain. Le tout du nom de sa mère.

Le pain !
Du nom de sa mère !
On dit plus "une baguette de pain", mais "une baguette de gurbansoltan eje".
Une des décisions les plus stupides de l'histoire, bravo.

Enfin, bref, un grand homme, quoi.

Pour ceux qui veulent en savoir plus (pourquoi il a interdit le maquillage pour les présentateurs de télé, et autres informations indispensables), je vous recommande d'aller sur sa page Wikipedia.

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L'Aile d'Aurellin 19/04/2009 13:49

Je me dois de m'insurgev, Niazov n'etait pas le père de l'actuel président, Gurbanguly Berdimuhamedow, qui se trouve être son ancien ministre de la Santé. (Il me semble d'ailleurs que tu avais déjà parlé de lui)

El Charpi 20/04/2009 13:33


Autant pour moi.
Tu me vois contrit par l'erreur. J'apporte la correction de suite.