Creative Commons : protègez vos créations !

Publié le par El Charpi

Vous êtes content, vous venez enfin d'écrire cette fan-fiction qui traînait dans votre tête depuis longtemps, celle où Hermione tue Ron et Harry avec des crayons de couleur avant de partir avec Voldemort en voyage de noces au Portugal.

Ou alors, vous venez de terminer la rédaction de ce scénario de Donjons & Dragons où les aventuriers sont envoyés acheter un Big Mac à Meulin un dimanche pour un Dieu voyageant entre les dimensions.

Peut-être même votre fierté vient dans l'achèvement de la conception d'un super logiciel qui vous permet de comparer en temps réél le nombre de fois où vous appuyez sur chacune des touches de votre écran.

Bref, ça y est, cette fois c'est fait, votre oeuvre est achevée, il ne vous reste plus qu'à la mettre sur le Net pour que tout le monde puisse y accèder librement, vous ouvrant ainsi les portes de la gloire grâce aux miracles conjugués d'Internet et du mauvais goût.



Et là, l'erreur, la faute, la connerie, vous ne prenez pas de précautions quant à la diffusion de votre oeuvre.
Un mois plus tard, votre fanfic est publiée avec le nom des personnages qui change (c'est dommage, c'était la seule chose interessante), vous voyez en vitrine un GrosBills & GrosMac JDR basé sur votre idée géniale, et Vista intègre un module ressemblant par trop à votre logiciel.

Ce scénario d'horreur n'arrivera pas, les éditeurs ont autre chose à foutre que d'arpenter le moindre recoin du Net pour publier indûment ce qu'ils y trouvent, mais, sait-on jamais ce qui peut arriver, après tout, tout peut arriver à celui qui n'a vraiment pas de chance (et vu ce que vous écrivez, faut pas se plaindre si Murphy s'acharne !).

Comment faire, docteur Charpi, pour protèger mes créations ?

1 - La bonne vieille enveloppe.

La méthode "à l'ancienne" possède le charme rétro que les autres n'ont pas.
Elle consiste à mettre une version papier de votre document dans une enveloppe, de vous l'adresser à vous même et de la recevoir dans votre boîte à lettre. Surtout, mettez bien votre nom comme expèditeur.
N'ouvrez pas la lettre une fois arrivée, le cachet de la Poste faisant foi, vous pourrez donc prouver (et c'est recevable devant un tribunal) que vous possèdiez ce document à une date donnée.

Après, c'est quand même assez chiant.

2- Le petit texte.

Vous les avez vus, vous aussi, les petits "les textes publiés sur ce site restent la propriété de leurs auteurs" et gnagnagna. Alors, de ce que j'en sais, ça marche.
Le problème, c'est que c'est hyper restrictif : en fait, personne n'a le droit de publier ton texte ailleurs, de rajouter une aide de jeu pour votre scènar ou d'améliorer votre logiciel pour qu'il prenne en compte les majuscules.

Et si vous cherchez à finasser, vous finirez au bout d'un moment par ôter toute valeur juridique à votre déclaration.

2 - La licence Creative Commons.


Indispensable à tout bon rôliste, auteur de fanfiction, ou autre, la licence CC c'est le bonheur.
Pour faire simple, sous licence Creative Commons, tout texte appartient au domaine public. C'est comme la Marseillaise ou le Théorème de Pythagore, tout le monde peut s'en servir (même si y'a des pièges, comme la roue, qui est brévetée en Australie depuis 2001, par un certain John Keogh, avocat à Melbourne).

Néanmoins, toute personne utilisant vos travaux aura l'obligation de citer votre nom comme étant leur auteur.

Vous pouvez également rajouter des restrictions comme : "pas d'utilisation commerciale", ou "pas de modification possible".

Comment bénéficier de ce merveilleux sésame ?

Vous allez sur cette page et vous faites ce que la gentille boîte de dialogue vous dit.




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